La promenade commence au début de l’après-midi. Nous partons de Ouakam, quartier calme du bord de la mer, à mi-chemin entre le nord et le sud de Dakar. Embarquez en photos pour un dialogue contemplatif entre la capitale sénégalaise et ses habitants.

Le vieux soleil de l’Atlantique a tout coloré de blanc. Le long de la corniche frappée par le vent du large, l’air est plus léger, la marche plus agréable. En descendant de la colline des Almadies, quartier huppé et prisé par les surfeurs, le paysage change : la grève s’allonge, la mer fait éclater son bleu. Dans le ciel, un peu en arrière, le monument de la Renaissance africaine impose sa silhouette fière et gigantesque. Les trois personnages qui y sont représentés semblent nous indiquer le chemin.

Quelques centaines de mètre encore et nous voilà à Mermoz. Quartier historiquement colonial, il abrite encore aujourd’hui des institutions françaises : base militaire, lycée français, … Des longues rues de villas blanches composent les pâtés de maison. Si vous cherchez des expatriés européens ou des personnalités comme l’ancien président Macky Sall, détrôné en 2024 par les indépendantistes du PASTEF, vous êtes au bon endroit. Si vous cherchez autre chose de plus intéressant, vous pouvez ouvrir les yeux plus grand et trouver dans cette triste zone des belles scènes de vie, comme cette bande d’enfants, juste-là, qui joue sur le trottoir.

La journée avance et le soleil est déjà bas.Il est peut-être temps de donner un petit coup d’accélérateur à notre promenade et d’attraper un taxi. Il suffit de s’approcher de la route et de tendre la main. Sur la corniche, presque une voiture sur deux est un taxi, reconnaissables très facilement à leur peinture noire et jaune. Ça y est, un homme s’arrête, bloquant la circulation pour une petite minute. Après être monté et avoir salué notre chauffeur, gardons les yeux ouverts, car même si on se déplace un peu plus vite, la magie est loin d’avoir disparue.


Passé le Plateau, centre-ville d’affaires toujours en ébullition et en embouteillages, le paysage se calme à nouveau. Il est près de 18 heures et voilà notre destination qui s’approche : un vieil hôtel qui accueille aujourd’hui le baptême musulman d’un nouveau-né, évènement très important pour les Sénégalais en général et pour la famille qui célèbre ce soir son dernier membre. Quartier Bel-Air, en bonne compagnie à présent. Le soleil tombe dans la mer à l’ouest, les ombres dansent sur les murs ocres et les chansons des griots résonnent de plus en plus fort. Quelques clichés encore et il sera temps de profiter de la fête, du grand plat de riz au mouton qui cuit depuis des heures et de toute la chaleur humaine qui se dégage de cette atmosphère et de ces gens de Dakar.





