Joueur de rock, chanteur à la voix rauque tout droit venu d’Arkansas, Sawyer Hill commence doucement à faire du bruit sur la scène musicale internationale.
Du haut de ses 24 ans et 770k abonnés sur Instagram (@sawyer.chill), Sawyer Hill est probablement le nouveau chanteur rock à écouter si l’on aime les bons riffs à la guitare électrique et les rythmes soutenus. On l’a découvert comme on découvre beaucoup d’artistes aujourd’hui : lors d’une campagne de promotion sur son compte instagram, son tube Your Scene en fond sonore, alors qu’il n’avait que quelques milliers d’abonnés. Et le moins que l’on puisse dire, est que si à première vue on s’amuse de sa longue tignasse brune et ses dents du bonheur, on reprend vite notre sérieux dès que les premières notes et vocalises se font entendre.

Sa voix grave et enveloppante chante – parfois crie, cf. son titre Firestarters – des paroles racontant ses peines de cœurs et trahisons amoureuses que l’on trouve on-ne-peut-plus cathartique à chanteur en cœur avec lui (on recommande à ce propos sa chanson Never Once : effet immédiat). La force de sa musique réside dans sa capacité de produire des titres énervés aussi bien que des chansons douces et enveloppantes. Feel Right Now en est certainement le meilleur exemple. C’est d’ailleurs là une des chansons que l’on a préférées écouter en live, les yeux fermés et le corps se balançant encerclé par une foule hypnotisée. Note pour les curieux d’entre vous qui réserveront leur place pour sa prochaine tournée : Sawyer Hill nous rendant visite de l’état de l’Arkansas, on se rend à ses concerts en santiags, jean délavé et chemise à carreaux selon la mode grunge des années 90, ou des fermiers texans.
Finalement, Sawyer Hill est un jeune musicien qui semble avoir de beaux jours devant lui. Après deux tournées européennes ayant marqué l’arrêt à Paris en 2023 à la Bellevilloise puis en 2024 à la Boule Noire, il assure actuellement la première partie du chanteur britannique Yungblud. Et si l’on est heureux pour lui du décollage de sa carrière, peut-être sommes-nous en train de nous rendre compte que l’on aurait préféré garder cette pépite rien que pour nous…



