Reportage Photo – MADAM au festival Les Femmes s’en Mêlent

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Pour sa 25e édition, le festival Les Femmes s’en Mêlent (LFSM) annonce trois dates consécutives avec le groupe toulousain MADAM en tête d’affiche. Reportage photo du concert du mercredi 27 novembre, à La Marbrerie de Montreuil. 

LFSM poursuit sa mission : mettre en lumière la création musicale féminine, sous toutes ses formes. Depuis 1997, plus de 600 artistes ont été programmées, dont certaines ont fait leurs premières armes sur ses scènes, à l’image de Yelle, M.I.A. ou Courtney Barnett. MADAM sera sûrement de celles qui laissent une trace dans l’histoire du festival. Programmées le 28 novembre à Sannois et le 29 novembre à Ris-Orangis, elles ont achevé leur tournée en région parisienne, pour un repos bien mérité. 

La soirée commence avec une belle énergie punk, made in Belgique, avec Maria Iskariot​, un quatuor belge, héritier assumé de l’énergieriot grrrl. Sur scène, les musiciennes entraînent instantanément le public. La chanteuse, Helena Cazaerck, descend dans la fosse pour faire chanter  « Dat vind Lekker »  ( «  J’aime ça » ), à un public, visiblement pas néerdanlais, qui se prête au jeu. Leur manifeste musical, entre émancipation féminine et contestation sociale, donne le ton d’une soirée où la liberté est un moteur.

MADAM confirme son ascension

Une session de balance vient rompre cet élan et faire frémir d’impatience le public, ravi de voir le groupe suivant entrer en scène. MADAM s’accorde, demande plus de retours. Gabbie, la chanteuse, explique que leur camion est resté bloqué sur la route et qu’elles ont cru devoir emprunter le matériel de leurs camarades. 

Anaïs frappe enfin la batterie et Marinne les cordes de sa basse, le concert commence fort avec avec « Broken City » , tiré de leur premier album Thanks for the Noise, sorti en 2024. Gabbie est visiblement surprise de voir le public reprendre les airs de certaines musiques comme pour La Meute ou Ride, signe que MADAM a déjà trouvé une communauté fidèle et enthousiaste. Regards complices dès les premières mesures, la synergie entre les trois musiciennes est évidente.

En milieu de set, la chanteuse rappelle la sortie toute récente de la version symphonique de leur chanson d’amour « To the Moon ». La version rock qu’elles interprètent ensuite, plus rugueuse, n’est pas moins entraînante. 

La soirée se conclut sur un rappel demandé à grands cris. MADAM revient pour « Dance », un morceau qui invite à danser jusqu’à la fin du monde, ce que le public semble accepter avec plaisir. 

Gallerie Photos

Maria Iskariot

Madam