Katarina Widholm met fin à un destin scandinave

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Après une saga de quatre romans d’initiation, Katarina Widholm signe le dernier tome d’Une Destinée suédoise. Le dernier choix de Betty, une histoire terminée qui ne nous laisse pas sur notre faim.

Plus d’un million de livres de la saga de l’autrice Katarina Widholm ont été vendus dans le monde. Témoin d’un succès certain, ce chiffre n’est que la façade de l’histoire finement rédigée par la suédoise. Depuis 2024, le lectorat français découvre au fil des tomes Une Destinée suédoise, dont le premier roman est La Fille du Hälsingland.

On rencontre Betty lors de son départ vers Stockholm, en 1937. Elle n’a que dix-sept ans et découvre la grande vie en tant que femme de chambre chez un médecin de la capitale. Oscillant entre récit fictionnel et historique, l’autrice prouve, tome après tome, un souci du détail et de la romance.

En Suède, la période n’évoque pas plus que les restrictions alimentaires et les coupures d’électricité. À travers l’histoire de Betty, la particularité de l’histoire suédoise se révèle aux lecteur.ice.s. La Seconde Guerre mondiale, en toile de fond, semble presque invisible, comme un événement parmi d’autres. Pour relater avec précision les us et coutumes de l’époque, Katarina Widholm explique avoir effectué un travail pointilleux de recherche historique.

C’est là tout le talent de l’autrice scandinave. Lorsqu’elle cite un morceau de musique avec un peu d’avance sur sa composition, le prologue offre la justification de ce choix anachronique. Un détail pourrait-on penser… pas pour Katarina Widholm. L’explication donnée ne fait que renforcer la magie des romans, que l’on dévore l’un après l’autre.

Pour comprendre une culture méconnue ou bien se plonger dans le destin d’une jeune femme qui découvre l’amour, la maternité, les aléas professionnels et familiaux, Une Destinée suédoise est la saga parfaite. La lecture est fluide, le récit construit et l’on regrette de laisser des personnages attachants dans ce tome final, Le dernier choix de Betty. Pour une série de romans, la chute arrive avec douceur même si la nostalgie nous prend immédiatement.