Histoire d’une rencontre monumentale et mythique au Grand Palais

·

·

Créations collectives et libres, gigantesques, vivantes ou mécaniques, Le Grand Palais retrace le génie artistique du couple emblématique de la fin du XXe siècle avec l’exposition Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely et Pontus Hulten, née des riches collections du musée national d’art moderne du Centre Pompidou, jusqu’au 4 janvier 2026.

Triade amicale et inédite

Pontus Hulten est le premier directeur du musée national d’art moderne du Centre Pompidou. Il fait la rencontre de Jean Tinguely en 1954, lorsque ce dernier présente sa première exposition personnelle à Paris. Fascinés par leur travail mutuel, les deux hommes fondent une amitié sur la base de l’art, et sont rejoints par Niki de Saint Phalle lorsqu’elle débute une relation amoureuse avec Jean Tinguely. 

Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle dans leur atelier à La Commanderie des Templiers de Dannemois, France, 1964. ©Kender Janos/Shunk Harry

L’exposition rend compte du haut degré d’intimité qui les unissait. La correspondance du trio, remplie de croquis et de mots dans un désordre anarchique montre à quel point le monde, l’art, l’humour et la vie étaient intrinsèquement liés pour eux. Le musée retrace également l’histoire du trio en photographies, en vidéos d’exposition, en recherches médiatiques et porte l’accent sur le parallèle entre un professionnel de l’art, et celle de deux artistes libres.

En plein mouvement

Le Centre Pompidou a prêté une grande partie de ses collections, que l’on retrouve ainsi tout au long du parcours, avec, les fameuses Nanas de Niki de Saint Phalle ou encore Les Tirs, mais aussi les grandes installations et machines de Jean Tinguely, qui s’activent aux passages des visiteurs. Si ce duo iconique a pu bénéficier de la visibilité donnée par Pontus Hulten, l’exposition permet de comprendre l’évolution de leur génie créatif, et leur puissante complémentarité artistique.

Les machines sombres, métalliques, brutes et anguleuses se mêlent à la couleur et aux rondeurs des grandes femmes et donnent naissance à des œuvres grandeur nature, engagées et éphémères, dont il reste seulement quelques croquis disparates pour en imaginer leur taille.

La Fontaine Stravinsky, dans le IVe arrondissement de Paris, reste, quant à elle, un bel exemple de la force artistique de ce couple toujours en mouvement.

Fontaine Stravinsky, Paris. ©Clément Dorval/Ville de Paris.

Le Grand Palais accueille donc, cette histoire d’amour, d’amitié, et de créations qui unit trois personnalités anti conventionnelles et novatrices à l’aube du XXIe siècle.