Dialogues cultes, mise en scène stylisée, références cinéphiles : Quentin Tarantino a créé un univers reconnaissable entre mille. Du braquage qui tourne mal au western spaghetti, les films du cinéaste sont truffés de clins d’œil. Retour sur cinq anecdotes de sa filmographie.

- Reservoir Dog : petit budget, grand succès
Tourné en quelques semaines, Reservoir Dogs est réalisé avec les moyens du bord. Les acteurs doivent se rendre sur le tournage avec leurs propres costumes noirs. Si certains ensembles sont dépareillés, et que Steve Buscemi (Mr Pink) porte un jean, l’illusion est pourtant parfaite. Michael Madsenz (Mr Blonde) vient même en santiags, dont il sortira le fameux rasoir dans la scène culte et trash de l’oreille coupée. Présenté hors compétition à Cannes en 1992, le film séduit la Croisette, le succès est fulgurant. Reservoir Dogs devient culte et lance la carrière du cinéaste.

- Travolta, star en Vincent Vega
Tarantino voulait initialement confier le rôle de Vincent Vega (Pulp Fiction) à Michael Madsen, qui avait déjà interprété Vic Vega dans Reservoir Dogs. Mais l’acteur refuse. Le cinéaste se tourne alors vers John Travolta pour incarner le personnage. Son duo avec Uma Thurman dans la scène du concours de danse devient instantanément culte. Grâce à ce rôle, l’acteur voit sa carrière relancé. Pulp Fiction remporte la Palme d’or en 1994.

- Des clins d’œil de film en film
Le rasoir que sort Mr Blonde de sa santiag, c’est le même que Black Mamba (Uma Thurman) utilise dans Kill Bill, dans la célèbre scène du cercueil. Un détail qui s’inscrit dans la continuité de l’univers de Tarantino, dont les personnages et les films se font écho, de Vic à Vincent Vega. Le réalisateur pousse même la cohérence plus loin en inventant ses propres marques. Les cigarettes Red Apple, placement de produit fictif, apparaissent notamment dans Pulp Fiction, puis dans Kill Bill et dans Les Huit Salopards, renforçant l’idée d’un univers commun entre ses films.

- Les caméos de Tarantino
S’il avait, au départ, envisagé une carrière d’acteur, Tarantino est vite passé derrière la caméra. Après quelques petits rôles, dont celui d’un sosie d’Elvis Presley dans une série télévisée, il s’amuse à apparaître dans ses propres films. Tarantino joue Mr Brown dans Reservoir Dogs, mais aussi Jimmy, l’homme en peignoir dans Pulp fiction. Il apparait en tant que barman dans Boulevard de la mort (Death Proof)… et comme contremaître australien dans Django Unchained.

- Des références à la Nouvelle Vague
Quentin Tarantino a travaillé dans un vidéo-club lorsqu’il était très jeune, forgeant ainsi sa culture de cinéphile invétéré. Il y découvre les films français, et particulièrement ceux de la Nouvelle Vague. Il nomme sa société de production « A Band Apart » – fondée avec Lawrence Bender – en hommage au film Bande à part de Jean-Luc Godard. Dans Pulp Fiction, Jules Winnfield, joué par Samuel L. Jackson, porte ce prénom en clin d’œil à Jules et Jim de François Truffaut.

Quentin Tarantino a juré de ne réaliser que dix films au cours de sa carrière, Once Upon a Time… in Hollywood étant son neuvième… Le suspense est donc à son comble quant à son ultime œuvre. S’il a décidé d’annuler le tournage de son projet The Movie Critic l’année dernière, 2026 sera peut-être celle du (dernier) grand retour de Tarantino !


