À l’occasion du 40ᵉ anniversaire de sa disparition, la Cinémathèque française consacre une exposition monumentale à Orson Welles : My Name is Orson Welles, à découvrir du 8 octobre 2025 au 11 janvier 2026.

Réalisateur de Citizen Kane à 25 ans, Welles incarne le génie précoce et insaisissable du XXᵉ siècle. Ce film, devenu un mythe fondateur du cinéma moderne, n’est qu’un point d’entrée pour explorer une carrière éclatante et tourmentée, faite d’expérimentations, de projets inachevés et d’exils artistiques. Cinéaste, acteur, metteur en scène, écrivain, magicien et dessinateur, il apparaît comme un artiste total, toujours en quête de réinvention.
Exposer Welles, c’est tenter de reconstituer le puzzle d’un génie fragmenté : près de 400 pièces — archives, affiches, croquis, extraits de films et objets rares — composent un parcours chronologique et thématique. On y découvre un Welles protéiforme, passionné par le théâtre shakespearien, la magie, la politique et l’illusion, brouillant constamment les frontières entre art et vie.
La scénographie met en lumière ses fulgurances, ses combats avec Hollywood et ses films inachevés, reflétant la tension entre triomphe et échec qui a façonné sa légende. L’exposition rappelle également son rôle pionnier dans la naissance du concept moderne de réalisateur-auteur, revendiquant le contrôle total de son œuvre.
My Name is Orson Welles n’est donc pas seulement un hommage : c’est une plongée dans l’esprit d’un créateur en mouvement, entre rêve et désillusion, lumière et chaos. Une invitation à redécouvrir, au-delà du mythe, un homme qui a fait du cinéma un terrain d’illusions et de vérités.


