Ce 27 septembre, la chanteuse pop dévoilée par son titre « Messy » – devenu viral sur les réseaux sociaux -, est tombée à la renverse lors d’un concert à New York, suscitant l’inquiétude de ses fans. L’occasion de revenir sur son parcours, en « désordre ».
Quelques jours après son malaise, la chanteuse pop londonienne s’est excusée auprès de ses fans sur ses réseaux sociaux : « Je vais m’absenter pendant quelque temps. Cela me peine de devoir annuler tous mes projets prévus dans un futur proche ». À celles et ceux qui avaient déjà leur place, Lola Young promet un remboursement, tout en gardant le silence sur la durée de son absence de scène. Elle espère bénéficier d’une « seconde chance », lorsqu’elle sera rétablie.

Lola Young a toujours été transparente sur son état de santé. Figure d’une industrie qui se porte mal, d’une pression médiatique infligée aux artistes, de plus en plus importante. Comme une coïncidence, ou un coup du destin, le manageur de la jeune femme de 24 ans est Nick Shymansky, qui a également accompagné Amy Winehouse. Deux artistes, deux femmes faisant face à l’addiction.
« On leur demande d’être omniprésent·es, de flatter les algorithmes, de participer à des plans marketing ineptes pour alimenter leurs réseaux jusqu’à en perdre la boule », François Moreau, Les Inrockuptibles
L’autrice de « Messy » s’est confiée au Guardian après sa sortie de cure de désintoxication, qu’elle a suivie pour combattre son addiction à la cocaïne. Ouverte sur ses problèmes de santé mentale, elle a également avoué être atteinte d’un trouble schizo-affectif. Autant de maladies qu’elle exprime dans sa musique, dans des paroles qui prennent tout leur sens dans l’importance que la jeune femme accorde à ses mots. Depuis ses 11 ans, elle écrit des textes, joue de multiples instruments, poussée par une famille d’artistes.
« And I can’t say I’m happy, yeah, but least now I’m heading the right way, not the highway » (« Et je ne peux pas dire que je suis heureuse, mais au moins maintenant je vais dans la bonne direction, pas sur la voie rapide »), Lola Young, « Not like that anymore » (« Plus pareille désormais »)
Dans son dernier album, sorti ce 19 septembre, la Londonienne n’a pas ressenti de pression particulière d’égaler le succès de son morceau « Messy », plutôt une grande fierté d’avoir pu toucher autant de monde avec un titre qui la représente. La jeune femme vit son rêve de se produire sur scène et de partager sa musique, comme elle le clame dans des émissions telles que Fallon Tonight ou Late Night with Seth Meyers. I’m only fucking myself, un album à son image, en toute honnêteté. Elle y évoque la sexualité comme une revanche sur les hommes, ses batailles psychologiques et sa cure. Atteinte de Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH), on peut même entendre des effets 4D, réputés pour calmer les cerveaux en ébullition.

Au sein de ce mélange de styles qui compose son album, le morceau « who f**cking cares ? 🙁 » (« qui s’en préoccupe ? »), où le son semble tout droit issu d’une chambre vide, la voix sans superflu, seule une guitare pour lui tenir compagnie. Après une reprise du titre tout au long de la chanson, Lola Young termine en lâchant, comme une réponse à sa question originale : « ‘cause it’s absolutely not me » (« parc’ que ce n’est absolument pas moi ») . Malgré l’inquiétude qui règne, ses fans, eux, ne comptent pas la laisser tomber.


